Sylvie CHEVALLIER www.psy18eme.fr

Accompagnement psychologique

« De la plainte au procès »


Subir une agression sexuelle ou sexiste est une épreuve terriblement destructrice. A une toute autre échelle et d'une toute autre nature, porter plainte est également une épreuve.
D'une toute autre nature parce que c'est une épreuve de reconstruction là où la violence subie est une épreuve de destruction. Porter plainte est la première étape d'un parcours de reconstruction pour lequel il est indispensable d'avoir des alliés et des partenaires. De la famille, des proches affectivement soutenants et compréhensifs, si cela est possible. Et des partenaires professionnels compétents.
Faute d'un accompagnement adéquat, certaines se retrouvent dans l'incapacité de mener leur plainte jusqu'au procès. C'est inacceptable et terriblement dommageable car cela résonne comme une acceptation des violences subies, un échec, voire une validation de l'agresseur. Sans compter les sentiments de culpabilité qui peuvent survenir quand on vit son impuissance à empêcher que l'agresseur recommence avec d'autres.

Pourquoi conjuguer avocat·e et pyschologue ?

Pour parcourir un processus qui peut être long, il faudra surmonter des épreuves (notamment les dépositions, les récits à refaire encore et encore, les revécus émotionnels, les pudeurs exposées, etc).
Le premier allié pour parcourir ce chemin difficile est l'avocat·e. Mais il ou elle n'y suffit pas. Son écoute, certes humaine, se doit d'être juridique avant tout. Après un traumatisme, il y a eu un cataclysme, tout est brouillé dans la tête et dans le corps.
Et les enjeux psychiques (désirs de vengeance, dépression, sentiment de culpabilité…) risquent de submerger la personne, de la faire se tromper d'objectif et, ce faisant, d'entraver l'avancée du travail juridique mené par son avocat·e.

Il est nécessaire que la victime puisse élaborer le traumatisme avec la psychologue :

Ce travail psychique et juridique, mené en synergie sur la trame des étapes de la procédure, soutient la compréhension, réinstalle de l'ordre dans le chaos, et fortifie la confiance dans le sens de sa démarche de plainte et de procès.

Un cadre adapté pour que s'articulent parcours juridique et parcours psychique

Le travail se déroule sous la forme d'entretiens, selon un rythme souple, ajusté aux vécus subjectifs de la personne ainsi qu'aux événements objectifs de la procédure. Avec l'accord de la plaignante, certains entretiens pourront être faits en présence des trois acteurs de ce parcours.
Les rendez-vous peuvent, après décision concertée, avoir lieu dans les locaux de la psychologue, dans ceux de l'avocat·e, ou éventuellement au domicile de la victime, en fonction des enjeux, demandes ou contraintes.
La confidentialité garantit une étanchéité complète pour les contenus exprimés en entretiens individuels. Seuls les entretiens tripartites permettent la circulation des informations.

Le financement

il est à la charge de la victime, faute de trouver un financement alternatif (éventuellement interroger sa mutuelle) en attendant que l'issue du procès vienne générer des dédommagements. Le montant des honoraires est établi lors d'un entretien préalable à l'accompagnement lui-même.

Partie complémentaire

Destinée à l'avocat si besoin


Entretiens individuels :

Cadre :
Des entretiens sur demande en cas de difficulté spécifique, en confidentialité totale (étanche vis-à-vis de la cliente ainsi que des membres du cabinet, incluant la hiérarchie)

Financement :
Par le ou la bénéficiaire du ou des entretiens, ou par son cabinet (ce qui n'impacte en rien la confidentialité nommée ci-dessus).

Objectifs :


Apports théorico-cliniques :
Afin de favoriser les synergies, si le besoin en est exprimé, je rencontre l'équipe d'avocat·e·s pour des réunions de formation exposant les mécanismes psychologiques en jeu chez les différents protagonistes. Il s'agit là d'apports théorico-cliniques durant lesquels aucune exception n'est faite à la règle de confidentialité concernant les dossiers suivis par un binôme avocat·e - psychologue. Ces réunions sont ponctuelles et bénévoles.